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Lucy de Luc Besson


De Luc Besson, avec  Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-sik Choi

Lucy : Affiche

A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.

Lucie, Lucie c’est moi je sais, 
Il y a des soirs comme ça où tout…
s’écroule autour de vous.
Sans trop savoir pourquoi toujours

Regarder devant soi
Sans jamais baisser les bras, je sais…
C’est pas le remède à tout,
Mais ‘faut se forcer parfois…

Lucie, Lucie dépêche toi, on vit,
On ne meurt qu’une fois…
Et on n’a le temps de rien,
Que c’est déjà la fin mais…

Et non Lucy n’est en hommage à la chanson d’Obispo, mais pour la plus vieille femme fossile de l’espèce Australopithecus afarensis découvert sur le site d’Hadar, en Éthiopie, en 1974 par une équipe de recherche internationale. Ce fossile est complet à 40 % et date d’environ 3,2 millions d’années.

Lucy de Besson, sera la première femme à pouvoir utiliser plus de 10% de son cerveau.

Bon sujet, bons acteurs, et paf, comme à son habitude vaec ses productions Europa Corp, Besson se doit alors de mettre dans son film les poncifs mandatory : course de voiture, méchants asiatiques, flingues, combat kungfu, explosion… enlevez tout ça, et Lucy auraitg été un bon film de science fiction, là ce n’est qu’un film ultra commercial bangbang paf pif tatatata bang bang …

Lucy : Photo Scarlett Johansson

Coté histoire principale, le début est prometteur, puis ça se perd dans le rapide n’importe quoi, avec des explications scientifiques de blague carambar. En fait j’ai eu l’impression de lire une histoire de Bernard Werber, bon départ d’histoire sur un fait d’anticipation scientifique (en gros un article de science et vie), et après, la médiocrité d’écriture et de création prend la suite, avec des poncifs, des évidences, et des raccourcis pour finir au plus vite l’histoire en ne maitrisant plus son cours.

Lucy est donc un film assez agréable à voir, avec à notamment une excellente bande son de Eric Serra, mais est un film bâclé avec une super histoire gâchée par le manue de discernement de son réalisateur et sa volonté du fric facile.

G.o.T

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Super-héros MARVEL au musée ART LUDIQUE


Au musée Art Ludique à Paris, et jusqu’au 31 Août, les super héros sont de sortie dans cette exposition très intéressante sur l’univers MARVEL.
On y découvre des planches originales des années 60, 70, 80 et 90 comme les derniers travaux effectués pour les films.
Planches à l’encre de chine, en couleur peintes ou numériques, l’ancien côtoie le plus récent,  et l’on peut découvrir les changements artistiques effectués au fil du temps.
De planches 2D plates  assez sages des années 60/70, on passera aux dessins déstructurant des années 90 qui feront exploser les planches, avec  des héros débordant du cadre et des une utilisation de la profondeur, tout en faisant passer les héros aux anabolisant pour les faire devenir des êtres bodybuildés aux muscles saillants.
On trouvera aussi des objets et art work issus des films : moto et armes et bouclier de Captain America, casque de Iron Man, marteau de Thor, costumes complets des équipiers de Captain America 1.
Au sein de l’expo que vous ferez en une bonne heure, une grande place est faite aux Avengers, dommages que Spiderman, les X-men soient si peu représentés, et que des héros comme le Surfer d’Argent, Dardevil, soient juste mentionnés en quelques planches.
Autre hérésie, l’impossibilité de prendre des photos, « soit disant » pour le droit à l’image… en fait comme pour l’expo Pixar, Art Ludique veut surtout vendre son livre de l’expo à 27€ (qui de plus est totalement incomplet !). Totalement inutile étant donné le nombre d’images qui traînent sur le web (dont je me suis servies d’ailleurs pour illustrer ce post)
Dommage, Art Ludique a de bonnes idées d’expo, mais avec cette politique, j’avoue que j’ai de plus en plus de mal à leurs donner 15€ pour une exposition dont on ne peut pas prendre quelques photos souvenir…
A voir tout de même si vous êtes fan de l’univers MARVEL plus fan d’ailleurs des comics que des films.
G.o.T

Olympia – Ecran Live été 2014


L’olympia lance une initiative très inintéressante, revoir de concerts de légende projetés HD et son surround dans sa salle mythique!

Le site précise « Les 50 000 amateurs de pop/rock qui se sont précipités, en 2003, dans des salles obscures de quatre-vingt-six pays (sur quatre continents !), pour assister à la retransmission d’un concert de David Bowie… En France, début 2014, plus de 100 000 personnes affluaient dans les établissements Pathé pour regarder, dans d’excellentes conditions, “Timeless 2013”consacré à la récente tournée de Mylène Farmer. »

Ajoutons en 2013  le concert de MUSE en direct Live de Rome, ou le film/concert de Metallica.

Oui les concerts filmés font recette, et les voir sur grands écran avec un son digne de ce nom est une expérience proche du concert lui même. Avec des prix raisonnables autour de 16€, courez donc à partir du 16 juillet voir ou revoir des concerts d’anthologie!

http://www.olympiahall.com/programmation/

G.o.T

 

The Voice – saison 3


On prend presque es mêmes Pagny, Jen, et Garou, on vire Bertignac qui faisait tâche (pas très TF1 attitude), on prend un OVNI comme Mika pour le remplacer, et hop, la saison 3 de the Voice est dans les bacs.

Aïe, ça commence très, mais alors très très mal par le massacre de Bohemian Rhapsody (de Queen pour les ignares), chanson coupée, voix pas à leur place, performance exécutée sans brio comme un exercice forcé de démonstration, c’est la loose pour les 4 jurys ! Pour ceux qui ont trouvé ça bien, allez réécouter l’original, et la différence vous sautera à l’oreille, comme si vous compareriez le portrait de Mon Lisa et celui de la Schtroumpfette !

Pour le reste, c’était vraiment bien (oui pour une fois que TF1 fait un programme grand public de qualité, je plussoie!) , les talents sont de haute volée, avec des voix atypiques, et de la sensibilité, avec Mika a tout de suite trouvé sa place, et a fait le show.

Une très bonne première émission, vivement la suite !

G.o.T

 

Marathon Star Wars – le Grand REX – 2013


Enfin, après tant d’années à espérer ou d’acte manqué (cheville cassée il y a 6 ans), j’ai pu enfin me faire le marathon Star Wars au cinéma, et en VOST  en Grand Large sur le plus grand écran d’europe siouplait !

Encore une fois, la mythique salle du Grand REX à Paris reste un des derniers bastions à cultiver le culte du cinéma, entre autres grâce à ses fameuses soirées d’avant premières ou des soirées marathon.

Le marathon Star Wars (30€), c’était sur deux nuits, vendredi de 22H à 6H les épisodes 1,2,3, et samedi de 22H à 6H la trilogie initiale en version Edition Spéciale (avec donc son digital, image remasterisée de 1997 et  scènes et effets spéciaux en plus intégrés); le second étage du REX était comble (un peu moins le premier soir, 90%), et les fans avaient sortis déguisements et sabres laser.

Qui a vu les épisodes 1,2,3 au cinéma? les 3/4 de la salle lèvent la main…
qui a vu tous les films au cinéma? nous ne sommes plus que 10 sur les 900 personnes présentes…
merde je suis un dinosaure ! Oui j’ai eu la chance de voir en 1977 Star Wars au cinéma (avec ma soeur), j’avais 9 ans, et je m’étais pris une énorme claque comme tous les spectateurs de l’époque.
36 ans plus tard, les films ont pris peut être ici et là quelques légères rides sur certains décors, mais l’émotion est intacte, le plaisir toujours présent, et la première trilogie est toujours plus rythmée que la seconde dont l’histoire politique est trop compliquée.

36 ans plus tard, je suis redevenu le petit garçon émerveillé devant les histoires de Luke Skywalker, Darth Vador, Han Solo, la princesse Leïa, sans oublier les deux robots C3PO et R2D2, et Chewbaca. Star Wars a contribué à ce que j’aime toujours aujourd’hui me retrouver dans une salle obscure, et que j’ai passé le virus à mes filles; la magie du cinéma doit se perpétuer, merci au REX à nous aider à le faire.

G.o.T

L’écume des jours – film vs livre


Pour les lecteurs réguliers de ce blog , vous savez que j’aime particulièrement confronter les diverses versions d’une oeuvre, film original vs remake, ou livre versus version cinéma, adaptation de BD etc…

J’étais curieux de savoir comment avait été adapté l’Ecume des jours de Boris Vian, ayant vu l’ovni cinéma dernièrement https://gotonair.wordpress.com/2013/05/03/lecume-des-jours/

Comme je le fais quelques fois, c’est un invité, plutôt une invité d’ailleurs qui s’est collée à la tâche,  ayant vu et lu le roman de Boris Vian. Merci donc à FdB pour son analyse ci dessous.

Parenthèse, vous qui nous lisez, n’hésitez pas aussi à nous faire part de vos analyses, ou avis divers, nous nous ferons un plaisir de vous publier. Envoyez cela à got.on.air@gmail.com

G.o.T

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Ami lecteur, je requiers en premier lieu ton indulgence … suis pas une habituée des commentaires de livre, ni film, ni concert …. mon truc c’est plutôt les critiques de pièce de théatre … euh ? alors là ….   lecteur je ne vais pas longtemps rester ton amie …   je t’entends de chez moi te dire mais qu’est-ce qu’elle fout là ?  une intrus sur le blog de G.o.T. ?  il est tombé sur la tête ?  victime d’un burn out, il est au fonds de son lit ? il est finalement parti avec le black trouvé sur le net ?  bail à céder ? il a vendu son blog ?  non, non  …  sur demande express de l’intéressé et par le plus grand des hasards me suis trouvée parachutée sur cette galaxie pour donner mon avis en « guest star »  sur … bon je me lance … L’écume des jours Film vs Livre …

Dans l’ordre, j’ai vu le film avant de lire le livre (oui je sais,  c’est étonnant tout le monde semble avoir lu ce livre à l’adolescence, mais à 15 ans  j’avais d’autres lectures) et d’habitude pour tous les films adaptés de roman, je sais de suite si j’ai bien fait … ou pas ! et bien là surprise, dès les premières pages, je ne sais pas ! le film avant le livre, le livre avant le film …

Pour tout dire, je lis dans le RER (trois heures de ce délicieux transport par jour me donnent du temps) et là, moi qui n’ai aucun de problème de concentration pour avaler un ou deux bouquins par semaine en moyenne, malgré les voisins qui téléphonent et autres joies des transports en commun … il a fallu que je m’accroche pour rentrer dans ce monde imaginaire et détonnant de Vian ! Une tornade s’abat sur moi dès les premières lignes … je me dis mais comment adapter au ciné ces scènes totalement imaginaires et loufoques et rendre compte de cette poésie, jeux de mots et allusions notamment musicales figurant à chaque ligne … un travail de titan !

Dès les premières pages, forcément les scènes du film me reviennent à l’esprit et se calquent sur les lignes du livre avec déjà quelques écarts (scène du mariage totalement différente).  Je lis les personnages par rapport au film. Une très bonne idée d’avoir fait apparaître Gouffé dans un écran TV.

Malgré tout, l’univers du film paraît de suite plus fade (costumes, décors, dialogues) alors que sans avoir lu le livre, le ciné m’avait ravi dès les premières minutes, plongeon sans bouée  au cœur d’un univers décalé.

Je m’aperçois que les deux premiers tiers du film correspondent à la moitié du bouquin (apparition de la maladie sévère de Chloé) or à cet instant dans le film tout bascule, devient sombre et triste, à croire que la souris mimi récurrente en profite pour donner sa couleur grise au paysage.  Le film finit donc son dernier tiers par traîner en longueur et je n’en suis qu’à la moitié du livre !

Je sais que les histoires d’amour finissent mal en général et celle-ci en particulier puisque j’en connais la fin …  j’appréhende un peu, beaucoup, une lecture sans suspens pour la moitié restante du livre …  et en même temps, j’espère et attends que les personnages nous livrent quelques sentiments et fassent part de leurs émotions qui ne figurent que très peu à l’écran  ….   bah oui, suis un peu fleur bleue, j’aimerais que les personnages partagent leur ressenti même si je n’ai pas trop envie de me transformer en madeleine géante en public (j’ai la larme facile quand les émotions débordent …).

Et bien, non, je n’aurais pas plus d’émotions, par contre le livre continue sur sa lancée : dynamique, enlevé, poétique et complètement déjanté et je découvre avec plaisir de nombreux passages qui ne sont pas du tout dans le film et qui auraient mérité de l’être (travail de Colin et Chick par exemple).

Conclusion finale
Difficile de comprendre ce film sans avoir lu ce livre, il s’en révèle à la lecture. L’univers de Vian est globalement assez bien respecté avec quelques adaptations qui se comprennent eu égard à la complexité de sa transcription et plutôt due à l’envie du réalisateur de laisser galoper sa propre imagination et vision du livre. Pour un final réussi, les effets spéciaux auraient été de mise alors que ce film n’en contient pratiquement pas, parti pris de Gondry pour un film moins trash (le côté gore du livre ressort très peu), plus fleur bleue et faisant ressortir davantage les sentiments de Colin.

Il est néanmoins fort regrettable que le dernier tiers  est basculé de la sorte, il laisse un goût terne alors que s’il avait continué sur sa lancée, ce film aurait été une réelle réussite ! Et nous serions restés sur un petit nuage ….

Si lecteur, un coup d’oeil et une immersion réelle dans la patinoire où fut tournée une scène du film te tente :

http://parisfaitsoncinema.com/la-patinoire-saint-ouen-dans-lecume-des-jours/

FdB

 

TRANCE


Dernier opus de Danny Boyle, après avoir réinventé le genre gore dans 28 jours plus tard et 28 semaines plus tard, avoir eu l’Oscar du Meilleur réalisateur en 2009 avec Slumdog Millionaireet , et avoir bluffé le monde entier avec la séance d’ouverture des JO de Londres 2012, il s’attaque à présent aux faux semblants.

Trance : Photo

Partant d’un vol de tableau suivi d’une amnésie du voleur présumé, Boyle va nous emmener dans la manipulation des sentiments, des souvenirs. James Mc Avoy fait une excellente prestation, comme d’habitude, j’adore cet acteur, le nouveau Edward Norton pour moi.

Boyle va nous mener par le bout du nez pendant tout son film, a un moment on ne sait plus où est le vai du faux, et j’ai même pensé à un moment à une histoire à la Fight Club, où des personnages pourraient être irréels. Mais non Boyle s’en tirera par une pirouette de scénario qu’on a pas vu venir et qui donne tout son sens à son film.

Bonne histoire, bons acteurs, ambiance soutenue, Trance est un très bon film qui vous fera travailler les méninges, casse tête géant, le puzzle n’offrira sa solution qu’à l’ultime minute du film.

G.o.T